"Je téléphone à Jean, qui me répond à peine. Je me rends compte que je n’ai pas d’amis : un mari qui ne se confie guère, un ami maussade et alcoolique, et ni métier, ni revenu, ni santé, ni perspective, c’est ça je m’apitoie sur mon sort. un roman d’Ursula Le Guin, un peu, très peu de whisky. L’odeur d’éther que me donnent les antibiotiques. Claudette, si jolie, vient me rendre visite ; j’enfile une robe de chambre, butin ancien : soie bleu marine, bordée de rouge sombre. pourtant l’air est tiède." Annotation d’Oriane (encre bleu vert) : tout à fait moi avant la disparition du Général, j’étais ainsi. La seule différence est que j’aurais parlé d'un roman de Marc Hodges… Cette coïncidence est d’autant plus étrange que je connais bien la Claudette dont elle parle, Claudette Balpe, l’ex-épouse de Jean-Pierre Balpe. La vie et la vie littéraire sont parfois dans les rencontres les plus inattendues.
|